Ce matin — et j’insiste bien sur matin, car sous cette canicule, arpenter Rome en plein midi relèverait plus du martyre que du tourisme — direction le mythique Colisée.




On l’associe volontiers à Jules César, ce bon vieux Jules… sauf que non. Le pauvre n’a jamais vu la bête. Assassiné en 44 avant J.-C., il avait déjà rejoint les limbes romaines quand Vespasien posa, en l’an 72, la première pierre de ce qui allait devenir le plus grand amphithéâtre du monde antique. Comme quoi, même les empereurs manquent parfois le spectacle.
Le Colisée aujourd’hui ? Une dentelle de ruines, splendide malgré ses cicatrices de tremblements de terre et de siècles révolus. On y devine encore le génie des bâtisseurs romains — ces gens-là savaient manier la pierre comme d’autres manient le verbe.




Autour, un chantier à ciel ouvert : fouilles, échafaudages, bâches, poussière… Rome se réinvente éternellement, ou du moins elle essaie. Peut-être est-ce ça, la Ville éternelle : un lieu où les travaux ne s’arrêtent jamais — un chantier divin, avec vue sur l’Histoire.
Le site est saisissant. Dommage que la signalétique soit aussi discrète qu’un sénateur conspirateur, et que l’aspect pédagogique se fasse aussi rare qu’un gladiateur syndiqué.
Il est 13h. Le soleil a décidé de faire fondre le marbre et les touristes. Il est temps de rentrer à l’hôtel, retrouver la clim… et méditer sur la grandeur passée en sirotant un apéro ou trois…
One Response
Des photos inimaginables.